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dimanche 28 avril 2013

Un Longueuil gourmand, ben voyons!

Ceux qui me suivent savent que j'ai décidé, il y a maintenant 1 an, de quitter Montréal pour Longueuil. Trop de monde, trop de stress et trop de bruits ont eu raison de moi.
Et comme beaucoup de personnes, je craignais de perdre mes places gourmandes. Longueuil, pour moi, il y a un an, c'était la ville de banlieue avec ses centres d'achats, ses voies express, ou rien n'était possible sans voiture. Une ville tranquille, mais sans rien de gourmand. Une ville où l'on restait pour dormir, mais que l'on quittait dès que l'on voulait un produit un peu particulier.
Mais pas de problème me suis-je dit, j'irai à Montréal la fin de semaine au marché Jean Talon, sur Masson (ou j'habitais avant), ou sur le Plateau Mont-Royal. J'étais prêt à faire une croix sur mes restos et épiceries fines pour avoir la tranquillité le soir en rentrant du travail.
Quelle erreur!
Pour la tranquillité, cela, je l'ai trouvé et cela me fait beaucoup de bien. Mais quelle surprise, je n'ai pas besoin de me déplacer à Montréal pour avoir ce que je veux.
J'aurais dû me méfier tout de même, trois semaines seulement après mon installation à Longueuil, le Marché public de Longueuil ouvrait. Quel beau cadeau de bienvenue. Un marché public de producteurs, sans la cohue du marché Jean Talon, ce qui nous laisse des chances d'échanger avec ces producteurs que je respecte tant.
Les fromages et les charcuteries fines se retrouvent-ils qu'à Montréal?
C'est au marché public que j'ai découvert La chevrière du Monnoir, leurs charcuteries et leurs fromages. Une belle découverte. Je vous recommande le métis, délicieux surtout si vous l'avez oublié une journée ou deux sur le comptoir et que vous aimez les fromages qui ont du corps. Pensez aussi à aller les visiter à Marieville, vous aurez alors accès à toute leur gamme de produit, et vous pourrez en profiter pour vous détendre un peu loin de la ville.
Mais pour les produits québécois fins, ma plus délicieuse découverte fut Le Marché De Chez Nous, l'équivalent du marché des saveurs du marché Jean Talon, mais sans tracas de transport (15 minutes à pieds de chez moi) et sans la foule.
Ainsi, mes deux plus importantes sources de plaisirs gastronomiques, les fromages fin québécois et les marchés publics de producteurs étaient plus facilement disponibles ici, sur la Rive-Sud, que quand j'habitais sur la rue Masson dans Rosemont à Montréal. Mes idées préconçues commençaient à prendre être sérieusement remise en cause.

Cela m'avait inspiré un article sur ou trouver les fromages fin à Longueuil, mais je vais vous donner un truc pour trouver ces places. Allez sur les sites des artisans, en général, ils ont une page "Ou nous trouvez". Faites le test avec votre fromagerie préférée, et vous serez surpris de la disponibilité de ces produits fins sur la rive sud. Tenez, voici celui de la Fromagerie du Presbytère (Producteur de Louis d'or et du bleu d'Élisabeth, tout deux gagnants du Grand prix Des Fromages Canadiens 2013).

Les épiceries ethniques, cela n'existe pas en banlieue!
Montréal est réputée, avec raison, pour la diversité ethnique des épiceries et restaurants. N'y allant pas très souvent, j'étais prêt il y a un an à me déplacer sur l’île pour trouver ce genre de commerces.
Encore une fois, j'étais plein de préjugés.
Dans mon coin, il y a plusieurs épiceries africaines, une épicerie du Moyen-Orient, une boucherie maghrébine, un resto indien (un des meilleurs de la grande agglomération montréalaise parait-il, le Mantra), un resto afghan, deux restos africains et je passe les libanais, chinois, mexicain et polynésien. Et tout cela à 10 minutes à pieds. Et je ne parle pas de ce que je pourrais trouver à Brossard ou à Saint-Hubert.
Sincèrement, j'allais de surprise en surprise. Non la banlieue sud n'est pas une zone pure laine québécoise, mais offre aussi ce que j'aime de Montréal, on diversité ethnique qui nous fait saliver.
Et en plus, un autre préjugé est tombé, si vous êtes bien localisé dans la ville de Longueuil,  la voiture peut rester au garage. Eh oui, à pied, j’avais accès à tous ces commerces que certes je trouvais à Montréal, mais il me fallait prendre le transport en commun.... ou la voiture.
En banlieue, il n'y a que des grandes surfaces si on veut magasiner économique!
Il y a un point sur lequel je n'avais pas de préjugé, car je ne savais même pas que cela existait. Est-ce que l’ignorance est mieux que les préjugés? Je ne sais pas.
À Longueuil, j'ai découvert des tas de places économiques pour l'épicerie de base, comme le pain tranché, les  produits de base du garde manger, la viande. J'en ai parlé dans mon article sur le magasinage à petit prix.
Et quand je parle de magasinage à petits prix, je parle d'être capable de manger trois repas par jour, pour deux personnes, à 140$ pour deux semaines. J'ai testé pour vous, et cela est possible et facile avec toute ces adresses.
Mais mon bonheur, c'est...
Le petit bonheur que j'ai trouvé ici, à Longueuil, est difficile à expliquer, mais je vais tenter de la faire. À Montréal, j'avais au fil du temps développé des bonnes relations avec certains commerçants  au marché Jean Talon ou sur Masson. Mais cela a pris du temps, quelques mois. Ici, une ou deux visites, même sans achat  et on vous reconnait, on prend le temps d'échanger. Il y a même des commerçants  qui demandent des suggestions. C’est comme si j'étais accueilli en voisin, et pas en client. Peut-être que cela est dû au bien-être que j'ai trouvé sur la rive sud, ou est-ce une caractéristique des villes moins stressantes que les métropoles, mais cela me donne envie de faire plus et mieux pour faire découvrir toutes ces places.
J'ai donc créé une carte de mes places gourmandes sur la Rive-Sud. Elle n'est pas complète, et n'hésitez pas à me faire des suggestions. Il y a tellement de commerces qui méritent d'être découverts et encouragés.

PS: Pendant que j’écris ce papier dans mon bureau, j'entends les enfants jouer dehors, les oiseaux gazouiller et je peux regarder les bourgeons préparer leur feuilles. Mais il n'y a pas de bruits de camions, pas de cris désagréables, et cela ne sent pas le gaz d’échappement. Je suis maintenant Montérégien.... et heureux de l'être

dimanche 17 février 2013

Déjouer votre épicier? Un jeu d'enfant

Quand on s'intéresse à l'alimentation, il est difficile de ne pas regarder un peu ce qui se passe du coté de la distribution agroalimentaire, de leurs circulaires et techniques marketing.
Je ne parlerais pas ici des petites épiceries de quartier, des commerces spécialisés ou des marchés publics, mais plutôt de la grande distribution.
En fait, il n'existe au Québec que trois grands groupes de distribution, Loblaws, Métro et Sobeys, chacun aillant plusieurs enseignes.
Pour faciliter la compréhension de ce vaste réseau, je vous ai fait un tableau ou j'ai classé les enseignes en quatre catégories (Avec leur marque maison) :

Entrepôt qui vendent autre chose que de l'alimentation;
Supermarché qui ont une plus grande superficie;
Proximité qui sont plus petit, mais plus présent dans les quartiers centraux;
Spécialisé qui sont très sectoriel.

Groupe
Marque
Entrepôt
Supermarché
Proximité
Spécialisé
Loblaws
Le choix du président
Sans Nom
Club entrepôt,
Maxi et Compagnie

Maxi
Loblaws

Provigo
Intermarché
Axep








Sobeys
Compliment
IGA Extra
IGA
Bonichoix
Marché Tradition




Métro
Sélection
Metro Plus
Super C
Métro

Marché Richelieu
Adonis
Toute ces enseignes nous inondent de circulaires toutes les semaines. Souvent, on les destine au bac à recyclage, mais cela une erreur. Car si on sait correctement les utiliser, elles peuvent être source d'idées, d'économies, et facilite grandement les achats.

Les circulaires :
Tout d'abord, ce n'ai pas parce que c'est dans la circulaire que c'est en spécial. Souvent, les produits sont indiqué dans la circulaires au prix courant. Un bonne exemple est la confiture double fruit qui est toujours à 3.99$, que le produit soit dans la circulaire ou pas. Il convient donc de pouvoir identifier correctement les vraies bonnes affaires. Alors, voici quelques trucs bien pratiques:
  • Sachez que la plupart du temps, les premières et dernières pages des circulaires contiennent les meilleurs spéciaux Si vous n'avez pas le temps, ne regardez que ces pages là;
  • Comparez les circulaires des commerces qui ne sont pas forcément proche de chez vous, ou que vous ne fréquentez pas. Cela va vous aider à identifier les vrais spéciaux, et à mieux connaître les prix des produits. Vous pouvez aussi comparer les prix de la même circulaire d'une semaine sur l'autre. Des sites comme de circulaire en ligne peuvent vous faciliter le travail de comparaison;
  • Quand un produit est annoncé à 2 pour 5$, sauf indication contraire, acheter qu'un seul exemplaire vous coûtera 2.5$. Cette technique du 2 pour ...$ est utilisé pour vous inciter à acheter plus. Mais attention, si un prix à l'unité est indiqué, c'est celui-ci qui compte.
  • Faites attention au format, particulièrement pour les conserves et pots. Parfois, le prix peut vous semblez ridiculement petit, … tout comme la taille de la boite. Du café à 6.99$ le pot de 300g, c'est cher;
  • Utiliser les circulaires pour vous donner des idées repas, ou pour vous rappeler qu'il manque quelque chose dans votre yenna (voir mon article sur le touski et le yenna). Ensuite seulement faite votre liste. Se contraindre à une liste sans tenir compte des spéciaux, et de la saison, risque de vous coûter chère, et vous risquez de passer à coté de nouvelles idées fortes intéressantes;
  • Les circulaires qui couvrent le premier du mois sont en générale très peu intéressantes. C'est un moment du mois ou il est préférable de n'acheter que ce que vous avez absolument besoin. Évitez donc cette période pour remplir votre congélateur, et soyez encore plus vigilent sur les faux spéciaux;
  • Enfin, Méfiez-vous des slogans « rabais du patron », « Aubaine de la semaine », etc. Cela peut vous faire croire faussement que c'est une bonne affaire.
Mes trucs et astuces :
Pour économiser, et donc pouvoir se gâter avec des petits, ou gros extra, voici quelques trucs que j'utilise régulièrement.mais sachez avant tout maitriser votre impulsivité. Les responsable de la mise en place dans les épiceries sont très douer pour vous tenter. Ayez une liste, et tenez-vous en a votre liste le plus possible. C,est le secret numéro 1.


  • Achetez des gros format, cela revient prêt de 30% moins chère, et vous évite de faire le même achat toutes les semaines. Cela coûte plus cher sur le coups, mais vous économisez en bout de ligne. Cela s'applique au produit difficilement périssable (confiture, farine, sucre, riz, etc.) mais aussi à la viande que vous pouvez subdiviser et congeler, ou utiliser au complet pour préparer des lunchs maison;
  • Si le prix est vraiment bon, et que le produit peut se conserver (congelés, conserves, aliments secs, etc.), achetez-en plus;
  • Essayez les marques maisons. Souvent de qualité comparables, la différence de prix est significative;
  • Évitez de faire votre épicerie accompagné, surtout avec des enfants, ou des gourmands. Cela risque de vous faire acheter ce que vous n'avez pas besoin;
  • Plusieurs commerçants, comme Maxi et Super C vendent à rabais (-30% ou -50%) les produits à la limite de la date. Si c'est pour utiliser tout de suite, ou congeler (comme la viande), les économie faîtes deviennent très important. Ces étiquettes sont en générale apposées le matin, à l'ouverture, alors démarrez votre épicerie tôt (en plus, il y a moins de monde), et commencez votre épicerie par ces produits, et ensuite seulement achetez le reste;
  • Quand vous êtes devant les présentoirs, pensez à regarder en haut et en bas. Les produits à hauteur des yeux sont souvent les plus cher. Et méfiez-vous des têtes de rayon et des présentoirs au caisse, souvent, c'est source d'achat impulsifs;
  • Soyez attentif aux erreurs de caisse. Mon article sur les erreurs d'affichage vous fournirons de l'information a ce sujet.

Maxi et sa politique « Imbattable. Point final ! »
Cette politique vous permet de bénéficier du meilleur prix disponible sur l'ensemble des enseignes. Donc si, par exemple, une boite de tomate est affiché a .99$ chez IGA, arrivez avec la circulaire IGA chez MAXI, et vous paierez .99$. Mais attention, cela ne marche pas pour les achats multiples (2 pour x$), et pour les produits vendus au poids, la description et les caractéristiques doivent être similaires. Je mets en bas de cette article le texte qui régis cette politique, en indiquant en gras les choses importantes. J'utilise régulièrement cette politique, et cela marche très bien.

Vos idées et habitudes
Si vous aussi, vous avez des trucs et astuces pour économiser, et rendre votre épiceries plus agréable à faire, faîtes-moi-s'en part, je me ferait un plaisir de compléter cette article.


Voici ce que vous ne lisez jamais dans la circulaire de Maxi.

mercredi 12 septembre 2012

IÖGo, un yogourt à saveur de pétrole?

Il est difficile de ne pas avoir entendu parler de Iögo. La campagne de promotion de ce nouveau yogourt à envahi les journaux, les télés, les stations de métro et autres supports publicitaires. Même mon petit réseau de défense des produits québécois a embarqué dans cette promotion.
Sa ligne de campagne: Un produit de chez nous, sans gélatine ni colorant ou arômes artificiels, avec 7 gammes et 40 saveurs. Simple et efficaces, très efficaces, trop efficace? Car quand une campagne marketing a cette envergure, je m'interroge.
Est-ce qu'un yogourt fabriqué au Québec peut ne pas être un produit de chez nous?
La loi canadienne sur les quotas laitiers rend pratiquement impossible l'importation de lait. Une usine de yogourt au Québec ne peut utiliser que du lait canadien, et comme le transport coute cher, il est vraisemblable que le lait vient du Québec. Donc, un Danone fabriqué à Boucherville est aussi de chez nous qu'un Iögo.
Danone est une compagnie étrangère me direz-vous, et sur le site de Iögo on nous annonce que la marque est "propriété à 100% de coopératives d'ici".
En fait, la marque est détenue par Ultima, elle-même détenu par deux coopératives laitières, la très connue Agropur et...... Agrifoods, une coopérative fédérale détenue par des producteurs laitiers de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.
Si je comprends bien, le "100% propriété de coopératives laitières d'ici" signifie canadienne, pas québécoise. Dire cela n'ai pas mentir, mais cela induis le consommateur en erreur. Quand je questionne mon entourage, TOUS croit en un produit 100% québécois, car au Québec, "d'ici" signifie Québec.
Pour être clair, Iögo est une marque, propriété à 100% de coopératives laitières canadiennes, mais cela est beaucoup moins vendeur. Et j'espère que leur lait vient de producteur d'ici. 
Pourquoi Iögo n'est pas certifié aliment du Québec?
Le doute engendre le doute, alors j'ai continué mes petites investigations. Direction le site des mes amis d’Aliment du Québec, ma référence pour savoir si un produit mérite que l'on dise que c'est un produit de chez nous. Là encore, surprise, je trouve 241 yogourts certifiés, fabriqués par Liberté, Danone et Agropur (pour Yoplait), mais pas Iögo. Oups, il me semble que vu la popularité de la certification, une campagne accès sur le "d'ici" commence par obtenir la certification.
Cela ressemble de plus en plus la grosse opération marketing utilisant l’engouement pour les produits locaux.
Mais Iögo à deux autres arguments pour marquer sa différence, "7 gammes et 40 saveurs".
Comme le premier argument est tendancieux, vérifions celui-là.
Pourquoi compter le nombre de saveurs de cette façon?
Chez Iögo, fraise, framboise, fraise-framboise et nature font 4 saveurs. Pourquoi pas, mais là encore, c'est étrange comme façon de faire, car en général, les gens auraient compté deux, peut-être trois saveurs, pas 4.
En utilisant la même méthode de calcul du nombre de saveurs, les trois marques certifiées Aliment du Québec ont:
Danone: 8 gammes,  24 saveurs
Liberté: 10 gammes, 20 saveurs
Yoplait:, 7 gammes, 34 saveurs,
Conclusion, pour le nombre de gammes, Iögo est dernier de classe, et pour les saveurs, ils sont premiers, mais avec des saveurs comme Tarte à la lime, tarte au citron et shortcake aux fraises. Cela n'ai pas mentir, c'est juste arranger un peu la vérité. Visiblement, l'équipe marketing de Iögo est très imaginative, trop peut-être.
Un gout différent?
Le test ultime est le gout. Car avant tout, Iögo est destiné à être mangé. J'ai donc testé des Danone crémeux, des Yoplait crémeux et des Iögo, tous à 1.5% de matières grasses et saveur fraise.
Je veux tout de même donner une chance à tous ces concurrents en ne mettant pas Liberté, qui pour moi est un produit plus haut de gamme.
J'en profite pour regarder qui les fabrique. Danone est fabriqué par Danone Inc, Iögo par Ultima et Yoplait par Ultima. Non, ce n'est pas une coquille dans le texte, Ultima est bien le fabriquant sous licence de Yoplait.
Résultats de mon test de gout:  tous très similaire.
On peut essayer d'en trouver un un peu plus ceci ou cela, mais c'est subtil et  une question personnelle. A l'aveugle, j'ai préféré le Danone Crémeux (qui est aussi sans gélatine). Mais j'ai comparé la saveur fraise. Peut-être qu'une autre saveur m'aurait donné un autre résultat. Et mes amis qui ont essayé Iögo l'on trouvé aussi comme les autres.
Iögo, un produit marketing?
Iögo n'est ni un produit local, ni un produit 100% de chez nous, ni différent en terme de gout.
Fabriquée par un des plus grands fabricants de yogourt, cette marque est similaire à toutes les autres de la même catégorie.
Mais voilà, il y a beaucoup de joueurs et il faut se démarquer. Les gens du marketing de Iögo ont peut-être été trop loin en jouant sur les mots "d'ici' pour profiter de l’intérêt des Québécois pour leurs produits locaux.
Je trouve cela très dommage, car cela nuira à moyen terme à Ultima et donc, à ses employés et fournisseurs. Comment une marque peut être crédible en jouant ainsi avec les mots et en induisant les consommateurs en erreur?
Et cela manque totalement de respect pour les producteurs artisanaux qui essaie de se démarquer en vendant des vrais produits 100% québécois. Cela, le gourmand au Québec que je suis a du mal à l'accepter.
Je respecte profondément les travailleurs et artisans de notre milieu agroalimentaire, et cela n'est pas en utilisant un marketing digne d'une marque de lessive qu'on arrivera à développer ce secteur d'activité.
Pour le moment, je n'encouragerais plus ni cette compagnie, ni cette marque.C’est Danone et Liberté qui vont y gagner.
Et si Ultima veut répondre à cet article, le bouton commentaire leur est accessible, et je m'engage à publier les commentaires, s'ils sont honnêtes.








lundi 3 septembre 2012

Le touski, le yenna, et autres secrets de cuisine

Je vais vous proposer aujourd'hui quelques recettes simples et surtout économiques, car elles ne nécessitent qu'un peu de tout ce qui reste dans votre frigo, le Touski, et de quelques autres produits que vous avez certainement, car il y en a dans le garde mangé, l'inévitable Yenna.
 
Bouillon de légumes au Touski
Et pour faire un bouillon savoureux, rien de plus simple. Faites caraméliser un oignon, ou deux si vous aimez. Cela va donner un bon gout et une couleur agréable. Ensuite, faites dorer dedans vos légumes préalablement coupés en morceaux plus ou moins grossiers. Ne perdez pas trop de temps à les couper, car de toute façon, on ne va pas les garder. Une fois les légumes légèrement colorés, couvrez généreusement d'eau, salez, poivrez, ajoutez des herbes et aromates au gout et laisser bouillir, à petit feu (pour ne pas faire de dégâts partout), pendant une heure, ou plus. Passez ensuite au tamis pour enlever les restes de légumes et amusez-vous avec votre bouillon. Et si vous vous demandez quels légumes mettre, et bien je réponds tout. J'y ai même déjà mis des restes de radis, des tiges de brocoli ou des queues d'asperges.

Soupe minestrone au Touski.
Comme précédemment, partez d'un oignon caramélisé, puis ajouter vos légumes cette fois coupés en dés. J'y ajoute aussi des légumes plus durs comme des pommes de terre ou des navets. Couvrez deux fois d'eau, salé poivrez. Vous pouvez ajouter des pâtes pour soupe si vous en avez dans votre Yenna, mais cela est souvent superflu vu la richesse de votre soupe.

Base de sauce pour pâtes au Touski
Là encore, partez d'un oignon caramélisé, ajoutez vos restes de piments doux, carottes, courgette et autres aubergines coupées en dés. J'essaie, quand cela est possible, d'avoir à peu près le même volume de chacun des légumes une fois coupé. Faite les revenir un peu, puis ajouter une boite de tomates en dé (en dé pour ne pas avoir à les couper en dé tout simplement), assaisonnez, et laissez mijoter le temps que les dés de tomates se détachent et cuisent (environ 30 minutes maximum). Le tour est joué.
Votre Touski de viandes
S’il vous reste du poulet ou un rôti de porc déjà cuit, coupez-le en petit cube pour ajouter à votre base de sauce pour pâte.
Sinon, pour une soupe réconfortante, mélangez une boite de tomate en dés, la même quantité de votre bouillon de légumes maison, vos cubes de viande. Laissez mijoter pour que les saveurs se mêlent, assaisonnez et savourez.
Et si la viande qu'il vous reste n'est pas cuite, coupez là en petit morceau et faites revenir dans une poêle. Vous pouvez l'utiliser ensuite comme précédemment.
L'autre solution avec votre viande est de la manger froide ou en sandwich. Le rôti de porc ou de boeuf se prête très bien à cela, mais aussi le gigot d'agneau. Pour accompagner, quoi de mieux qu'une mayonnaise-maison, aromatisée à votre gout.

L'indispensable mayonnaise-maison
Mélangez un jaune d’œuf et une cuillère de moutarde (de type Dijon, je préfère, mais prenez celle que vous avez dans votre Yenna), salez et poivrez. Brassez. Ajoutez un peu d'huile et brassez de nouveau jusqu’à ce que vous voyez l'émulsion se faire. Rajoutez de l'huile et brassez de nouveau. Le truc, c'est de ne pas ajouter de l'huile en trop grande quantité pour ne pas que la mayonnaise de sépare, et de ne rajouter de l'huile que quand l'émulsion est bien prise. Continuez à ajouter de l'huile jusqu’à obtenir une bonne consistance. En partant d'un œuf, vous pouvez ainsi obtenir plus de 250 ml de mayonnaise, même plus.
Évidemment, cela fait une quantité plus grande que ce dont on a en général besoin pour nos sandwichs. Pas de problème. Ajoutez un peu de vinaigre, ou mieux, de jus de citron. Brassé, et mettez votre mayo au frigo. Elle peut se garder une semaine comme cela. Le dessus va ternir un peu, mais elle gardera tout de même toute sa saveur. Et pour éviter qu'elle ne ternisse trop, couvrez là d'une pellicule plastique en faisant toucher la pellicule à la mayo, pour éviter le contact avec l'air. Ça marche. Et pour votre souper au homard, à partir de cette mayonnaise, ajouter vos épices préférées pour faire différents types de sauce d'accompagnement. Ou ajouter une bonne quantité de jus de citron pour la rendre un peu liquide, cela vous fera une sauce spéciale pour le crabe, homard ou autres crustacés.
Cette base de mayonnaise peu même être utilisée pour vos fondues chinoises. Laissez juste aller votre imagination et jouez avec vos épices et herbes.
Pour vous démontrer que rien ne se perd dans un frigo, si on le désire vraiment, voici ce que j'ai concocté un soir, en rentrant du travail, juste avec du Touski et du Yenna.

Gratin aux Touski et Yenna
Ce que j'avais comme Touski: Un demi-chou vert, des pommes, des oignons, des pommes de terres
Et comme Yenna: Des filets de sole congelés, des boites d'escargot (importation privée de Bourgogne), une boite de tomates en dé.

J'ai donc coupé mon oignon en deux, puis en fines lanières. J'ai fait de même avec une pomme et le reste de mon chou. Puis, dans une grande poêle, j'ai ajouté un peu d'huile, et fait revenir, sans les caraméliser, mon oignon. J'ai ajouté ma pomme en lanières, et ensuite mon chou. J'ai laissé cuire jusqu'à ce que le chou devienne très tendre.
Pendant la cuisson de mon chou, j'ai fait bouillir de l'eau et y ai mis mes filets de sole quelques minutes pour une cuisson presque complète.
Dans une petite casserole, j'ai mis ma boite de tomate en dé, ajouté des herbes de Provence, du sel et du poivre, fait réduire un peu, et hors du feu, ajouté ma boite d'escargot que j'ai préalablement rincé.
Ensuite, dans des petits plats à lasagne, j'ai fait un lit avec mon chou, déposé dessus mon poisson, nappé de ma sauce tomate aux tomates et escargots, et comme je n'avais pas de fromage, j'ai râpé une pomme de terre et en ai recouvert mes plats. On met le tout au four jusqu'à ce que la pomme de terre colore, et ..... bon appétit.

Enfin, pour répondre à ceux qui m'ont quelquefois posé la question, comment remplacer le vin dans une recette.

Pas de Vin, pas de problème
Prenez le bouillon de légumes que je vous ai décrit. Et transformez-le pour en faire un très aromatique. Pour cela, cela dépend de la recette. Pour du gibier par exemple, ajouté des herbes, pour un boeuf bourguignon, ajouté des fruits rouges et des champignons. Et faire réduire pour concentré les saveurs. Cela donne un très bon résultat, coute beaucoup moins cher, peut être servi à ceux qui ne consomment pas d'alcool et aux enfants.
Par contre, je n'ai toujours pas trouvé un remplacement au vin blanc.

J'espère que tout cela vous aide, et n'hésitez pas à commentez si vous avez des questions ou des suggestions. Ces idées sont juste un point de départ, et vos expériences seront certainement profitables aux lecteurs.