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lundi 20 mai 2013

Marché public de longueuil

Le Marché public de Longueuil est depuis 2014 permanent.
Cet article est obsolète et je vous recommande de lire:

Le Marché Public Permanent de Longueuil

Écrit en janvier 2015, il reflète les nombreuses et grandes améliorations faîtes à ce marché public qui est maintenant ouvert toute l'année, au plaisir de tous les gourmands.

Bonne lecture.

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Le marché public de Longueuil est ouvert maintenant, et pour vous le faire découvrir sous tous ses aspects, quoi de mieux qu'une visite documentée. Et on est parti.
Vous y rendre
En voiture, c'est simple, mais plusieurs personnes n'ont pas de voiture, ou ne veulent pas l'utiliser.
Pour vous y rendre en transport en commun, la solution proposée par la RTL est la ligne 28 et l'arrêt à l'angle Bishop et de la Savane. Les horaires (cliquez ici), pour la fin de semaine, sont simples: Un bus aux heures, avec des départs du terminus Longueuil entre 8h41 et 19h41 pour vous y rendre, et entre 9h18 et 20h18 pour en revenir.
Cela est la théorie, car en fait, le marché est à 5 minutes à pied du chemin de Chambly, avec ses lignes 8 et 88. Donc, si ces 5 minutes ne vous dérangent pas, vous avez 3 lignes d'autobus pour vous y rendre. De plus, du métro Longueuil au marché, comptez 20 minutes.
Configuration
Un marché public est comme un fromage, c'est un produit vivant qui évolue. Je vous parle donc de ce qu'il est maintenant, mais il va changer au cours de la saison, ne l'oubliez pas.
La configuration ressemble beaucoup à celle de l'an dernier, mais un chapiteau a été ajouté. En fait, en ce début de saison, j'ai trouvé qu'il y avait plus de choix, plus de possibilités. Le marché s'agrandit, c'est très visible et cela ne semble pas être la fin. On m'a parlé de la phase 3, et les projets étudiés semblent des plus emballants. C'est à suivre.
En arrivant, le premier chapiteau que l'on voit est, comme l'an dernier, celui de Ti-Claude Charbonneau qui propose principalement en ce moment des plans, fleurs et autres produits pour le jardinage. Que voulez-vous, c'est la saison où l'on redonne vie à nos parterres, et Ti-Claude nous y aide. Les congélateurs de viandes sous vide sont installés et bien garnis, et les fruits et légumes locaux arriveront chez Ti-Claude quand ils auront fini de pousser.
Mes achat: Rien, car je n'ai pas de jardin à aménager, sinon, cela aurait été..... beaucoup.
Le second chapiteau est occupé pas le Potager Mont-Rouge, de Rougemont. Nouveau venu de cette année, j'ai beaucoup aimé la variété des produits offerts. Leur étiquetage nous indique clairement la provenance, à l'aide d'un drapeau, ou d'un tracteur si c'est leur production. Ils vendent aussi les produits de l'érable Distinction Beauregard. Bref, en ce début de saison où peu de produits locaux sont disponibles, l'effort fait pour compléter la gamme de produits offerte est louable. Espérons que les produits importés seront remplacés par les produits locaux quand ceux-ci seront disponibles. Mais si je me fie à mon impression après avoir jasé avec eux, je n'ai pas trop de doute pour cela.
Mes achats: Têtes de violon, asperges, pleurotes et tarte au sirop d'érable, le tout du Québec. .
Le troisième chapiteau devrait s'appeler "Ne laissez pas UnGourmandAuQuébec dedans avec sa carte de crédit". Je suis un incorrigible gourmand, et je l'assume entièrement.
Trois commerces s'y trouvent. La boucherie Prince Noir, qui est aussi installée au Marché Jean Talon, propose une grande variété de viandes et volailles. En fait, c'est une sélection des meilleurs produits disponibles au marché Jean Talon. Agneau, bison, cerf, bœuf, veau, poulet, foie gras se livrent bataille pour vous séduire. Je connaissais déjà l'autre Prince Noir, mais je préfère celui-là; plus humain, plus conviviale, plus chaleureux.
Mes achats: Foie gras au torchon.
Les délices de la mer, un autre commerce présent au marché Jean Talon, ont sélectionné leurs meilleurs produits. Les poissons fumés côtoient les poissons frais et autres produits de la mer transformés. Il est difficile de résister à cette variété, et la sélection faite est vraiment pertinente. J'y ai trouvé tout ce que j'achetais du temps ou mon marché était Jean Talon. Beau travail, et bel accueil.
Mes Achats: bouchés de saumon fumé à l'érable, et trois maquereaux fumés.

Et le troisième commerce est la fromagerie du marché Longueuil.
Mon Coup de foudre.
La fromagerie du Marché de Longueuil m’intriguait. Et je ne fus vraiment pas déçu. Au premier regard, on voit trois comptoirs de vente, un pour les charcuteries, un pour les fromages, et un pour les pains et viennoiseries. C'est un bon point de départ, car cela permet de se faire un petit lunch directement au marché. Une baguette, un peu de charcuteries, quelques fromages, on prend une table dans une des deux aires de restauration du marché, et le tour est joué.
J'ai commencé par le comptoir des fromages, et y ait découvert une sélection variée et bien choisie. En particulier, la variété de fromages de chèvre est vraiment bonne. Que de bons produits, bien faits, et prêts à être consommés. Ce n'est pas la peine de les oublier pendant trois jours avant de les manger, et cela est apprécié.
Mais ce qui est encore plus prometteur, c'est l’enthousiasme du propriétaire Jean-David. Il veut vous propose une belle gamme de fromage, de tous les styles, et va la faire évoluer en fonction des demandes des clients. Vous cherchez ou aimez un fromage en particulier, demandez-lui. Il ne peut pas garantir de l'avoir, mais je suis convaincu qu'il fera les efforts nécessaires pour. Presque tous les fromages proposés sont québécois, seuls deux ou trois sont importés. Et il est audacieux; tenir un fromage américain (un pâte ferme affiné au vinaigre balsamique .... surprenant et délicieux), il faut oser.
Son comptoir charcuterie est rempli de produits de "Les cochonnailles" (auparavant cochonnailles champenoises), qui est un des meilleurs charcutiers que je connaisse. Et comme je connais déjà les produits de son fournisseur, je lui ai déjà fait mes petites demandes (leur jambon qui me rappelle celui que je mangeais quand j'étais jeune).... à suivre.
Quant au pain, de la boulangerie Arhoma, il est de la même gamme que ces autres produits..... dans les meilleurs.
Ceux qui me suivent savent que je suis très attaché au personnage, aux gens, aux individus. Jean David est de ceux qu’ont à envie d'aider et de suivre. Il débute, il est jeune, mais son enthousiasme, son ouverture d'esprit, son intérêt pour ses clients sont tellement prometteurs qu'il risque de me voir régulièrement. Mon intuition me dit qu'il va aller loin. Les deux autres personnes qui y travaillent ont tout aussi l'air sympathique et accueillant, mais je devrais y retourner pour vous en dire plus, j'étais trop occupé à discuter avec Jean-David.
Mes achats: Le chèvre noir, le Rébellion,  le gré des champs, le bleu d'Élisabeth, le charbonnier, l’Émile et une baguette... quand on aime, on ne compte pas.
Les aires de restauration.
Il y a deux aires de restauration, une avec frite alors et la baragof (Gaufres qui ont l'air succulentes), et une avec La maison Méditerranée et les saucisses Meyer.
J'ai juste essayé les saucisses Meyer. Peu grasses, et aux saveurs variées, elles valent le coup d'être essayées. Mais surtout, ne les faites pas bouillir avant, cela n'est pas nécessaire. Vous trouverez aussi chez Meyer tout ce qu'il faut pour une choucroute maison.
Ce que j'aime de ces aires de restauration, c'est que vous pouvez vous y installer tranquillement, pour manger ce que les marchands vous proposent, ou pour déguster vos achats du marché. Moi, évidemment, je les ai utilisées pour prendre des notes.
Mes achats: une saucisse de wapiti,  une saucisse de bison,  une saucisse de sanglier,  une saucisse de canard.
La suite
Comme vous avez pu le voir, je me suis un peu gâté au marché. Le soir, j'ai fait, avec deux amis (en fait mes colocataires), un repas dégustation fantastique. Toutes ces saveurs, ces produits, ces délices, que de bonheur. En plus, c'est simple à préparer. Vous mettez tout sur la table, et les invités choisissent.
Le marché m'a donné une très nette impression d'effort pour augmenter l'offre. En cette deuxième fin de semaine de la saison, le choix de produits est impressionnant quand on sais que peu de marchés publics sont ouverts.
Je vais y retourner, et je vais vous informer, sur la page facebook de UnGourmandAuQuebec, de l'évolution de Mon marché public.

dimanche 28 avril 2013

Un Longueuil gourmand, ben voyons!

Ceux qui me suivent savent que j'ai décidé, il y a maintenant 1 an, de quitter Montréal pour Longueuil. Trop de monde, trop de stress et trop de bruits ont eu raison de moi.
Et comme beaucoup de personnes, je craignais de perdre mes places gourmandes. Longueuil, pour moi, il y a un an, c'était la ville de banlieue avec ses centres d'achats, ses voies express, ou rien n'était possible sans voiture. Une ville tranquille, mais sans rien de gourmand. Une ville où l'on restait pour dormir, mais que l'on quittait dès que l'on voulait un produit un peu particulier.
Mais pas de problème me suis-je dit, j'irai à Montréal la fin de semaine au marché Jean Talon, sur Masson (ou j'habitais avant), ou sur le Plateau Mont-Royal. J'étais prêt à faire une croix sur mes restos et épiceries fines pour avoir la tranquillité le soir en rentrant du travail.
Quelle erreur!
Pour la tranquillité, cela, je l'ai trouvé et cela me fait beaucoup de bien. Mais quelle surprise, je n'ai pas besoin de me déplacer à Montréal pour avoir ce que je veux.
J'aurais dû me méfier tout de même, trois semaines seulement après mon installation à Longueuil, le Marché public de Longueuil ouvrait. Quel beau cadeau de bienvenue. Un marché public de producteurs, sans la cohue du marché Jean Talon, ce qui nous laisse des chances d'échanger avec ces producteurs que je respecte tant.
Les fromages et les charcuteries fines se retrouvent-ils qu'à Montréal?
C'est au marché public que j'ai découvert La chevrière du Monnoir, leurs charcuteries et leurs fromages. Une belle découverte. Je vous recommande le métis, délicieux surtout si vous l'avez oublié une journée ou deux sur le comptoir et que vous aimez les fromages qui ont du corps. Pensez aussi à aller les visiter à Marieville, vous aurez alors accès à toute leur gamme de produit, et vous pourrez en profiter pour vous détendre un peu loin de la ville.
Mais pour les produits québécois fins, ma plus délicieuse découverte fut Le Marché De Chez Nous, l'équivalent du marché des saveurs du marché Jean Talon, mais sans tracas de transport (15 minutes à pieds de chez moi) et sans la foule.
Ainsi, mes deux plus importantes sources de plaisirs gastronomiques, les fromages fin québécois et les marchés publics de producteurs étaient plus facilement disponibles ici, sur la Rive-Sud, que quand j'habitais sur la rue Masson dans Rosemont à Montréal. Mes idées préconçues commençaient à prendre être sérieusement remise en cause.

Cela m'avait inspiré un article sur ou trouver les fromages fin à Longueuil, mais je vais vous donner un truc pour trouver ces places. Allez sur les sites des artisans, en général, ils ont une page "Ou nous trouvez". Faites le test avec votre fromagerie préférée, et vous serez surpris de la disponibilité de ces produits fins sur la rive sud. Tenez, voici celui de la Fromagerie du Presbytère (Producteur de Louis d'or et du bleu d'Élisabeth, tout deux gagnants du Grand prix Des Fromages Canadiens 2013).

Les épiceries ethniques, cela n'existe pas en banlieue!
Montréal est réputée, avec raison, pour la diversité ethnique des épiceries et restaurants. N'y allant pas très souvent, j'étais prêt il y a un an à me déplacer sur l’île pour trouver ce genre de commerces.
Encore une fois, j'étais plein de préjugés.
Dans mon coin, il y a plusieurs épiceries africaines, une épicerie du Moyen-Orient, une boucherie maghrébine, un resto indien (un des meilleurs de la grande agglomération montréalaise parait-il, le Mantra), un resto afghan, deux restos africains et je passe les libanais, chinois, mexicain et polynésien. Et tout cela à 10 minutes à pieds. Et je ne parle pas de ce que je pourrais trouver à Brossard ou à Saint-Hubert.
Sincèrement, j'allais de surprise en surprise. Non la banlieue sud n'est pas une zone pure laine québécoise, mais offre aussi ce que j'aime de Montréal, on diversité ethnique qui nous fait saliver.
Et en plus, un autre préjugé est tombé, si vous êtes bien localisé dans la ville de Longueuil,  la voiture peut rester au garage. Eh oui, à pied, j’avais accès à tous ces commerces que certes je trouvais à Montréal, mais il me fallait prendre le transport en commun.... ou la voiture.
En banlieue, il n'y a que des grandes surfaces si on veut magasiner économique!
Il y a un point sur lequel je n'avais pas de préjugé, car je ne savais même pas que cela existait. Est-ce que l’ignorance est mieux que les préjugés? Je ne sais pas.
À Longueuil, j'ai découvert des tas de places économiques pour l'épicerie de base, comme le pain tranché, les  produits de base du garde manger, la viande. J'en ai parlé dans mon article sur le magasinage à petit prix.
Et quand je parle de magasinage à petits prix, je parle d'être capable de manger trois repas par jour, pour deux personnes, à 140$ pour deux semaines. J'ai testé pour vous, et cela est possible et facile avec toute ces adresses.
Mais mon bonheur, c'est...
Le petit bonheur que j'ai trouvé ici, à Longueuil, est difficile à expliquer, mais je vais tenter de la faire. À Montréal, j'avais au fil du temps développé des bonnes relations avec certains commerçants  au marché Jean Talon ou sur Masson. Mais cela a pris du temps, quelques mois. Ici, une ou deux visites, même sans achat  et on vous reconnait, on prend le temps d'échanger. Il y a même des commerçants  qui demandent des suggestions. C’est comme si j'étais accueilli en voisin, et pas en client. Peut-être que cela est dû au bien-être que j'ai trouvé sur la rive sud, ou est-ce une caractéristique des villes moins stressantes que les métropoles, mais cela me donne envie de faire plus et mieux pour faire découvrir toutes ces places.
J'ai donc créé une carte de mes places gourmandes sur la Rive-Sud. Elle n'est pas complète, et n'hésitez pas à me faire des suggestions. Il y a tellement de commerces qui méritent d'être découverts et encouragés.

PS: Pendant que j’écris ce papier dans mon bureau, j'entends les enfants jouer dehors, les oiseaux gazouiller et je peux regarder les bourgeons préparer leur feuilles. Mais il n'y a pas de bruits de camions, pas de cris désagréables, et cela ne sent pas le gaz d’échappement. Je suis maintenant Montérégien.... et heureux de l'être

dimanche 17 février 2013

Déjouer votre épicier? Un jeu d'enfant

Quand on s'intéresse à l'alimentation, il est difficile de ne pas regarder un peu ce qui se passe du coté de la distribution agroalimentaire, de leurs circulaires et techniques marketing.
Je ne parlerais pas ici des petites épiceries de quartier, des commerces spécialisés ou des marchés publics, mais plutôt de la grande distribution.
En fait, il n'existe au Québec que trois grands groupes de distribution, Loblaws, Métro et Sobeys, chacun aillant plusieurs enseignes.
Pour faciliter la compréhension de ce vaste réseau, je vous ai fait un tableau ou j'ai classé les enseignes en quatre catégories (Avec leur marque maison) :

Entrepôt qui vendent autre chose que de l'alimentation;
Supermarché qui ont une plus grande superficie;
Proximité qui sont plus petit, mais plus présent dans les quartiers centraux;
Spécialisé qui sont très sectoriel.

Groupe
Marque
Entrepôt
Supermarché
Proximité
Spécialisé
Loblaws
Le choix du président
Sans Nom
Club entrepôt,
Maxi et Compagnie

Maxi
Loblaws

Provigo
Intermarché
Axep








Sobeys
Compliment
IGA Extra
IGA
Bonichoix
Marché Tradition




Métro
Sélection
Metro Plus
Super C
Métro

Marché Richelieu
Adonis
Toute ces enseignes nous inondent de circulaires toutes les semaines. Souvent, on les destine au bac à recyclage, mais cela une erreur. Car si on sait correctement les utiliser, elles peuvent être source d'idées, d'économies, et facilite grandement les achats.

Les circulaires :
Tout d'abord, ce n'ai pas parce que c'est dans la circulaire que c'est en spécial. Souvent, les produits sont indiqué dans la circulaires au prix courant. Un bonne exemple est la confiture double fruit qui est toujours à 3.99$, que le produit soit dans la circulaire ou pas. Il convient donc de pouvoir identifier correctement les vraies bonnes affaires. Alors, voici quelques trucs bien pratiques:
  • Sachez que la plupart du temps, les premières et dernières pages des circulaires contiennent les meilleurs spéciaux Si vous n'avez pas le temps, ne regardez que ces pages là;
  • Comparez les circulaires des commerces qui ne sont pas forcément proche de chez vous, ou que vous ne fréquentez pas. Cela va vous aider à identifier les vrais spéciaux, et à mieux connaître les prix des produits. Vous pouvez aussi comparer les prix de la même circulaire d'une semaine sur l'autre. Des sites comme de circulaire en ligne peuvent vous faciliter le travail de comparaison;
  • Quand un produit est annoncé à 2 pour 5$, sauf indication contraire, acheter qu'un seul exemplaire vous coûtera 2.5$. Cette technique du 2 pour ...$ est utilisé pour vous inciter à acheter plus. Mais attention, si un prix à l'unité est indiqué, c'est celui-ci qui compte.
  • Faites attention au format, particulièrement pour les conserves et pots. Parfois, le prix peut vous semblez ridiculement petit, … tout comme la taille de la boite. Du café à 6.99$ le pot de 300g, c'est cher;
  • Utiliser les circulaires pour vous donner des idées repas, ou pour vous rappeler qu'il manque quelque chose dans votre yenna (voir mon article sur le touski et le yenna). Ensuite seulement faite votre liste. Se contraindre à une liste sans tenir compte des spéciaux, et de la saison, risque de vous coûter chère, et vous risquez de passer à coté de nouvelles idées fortes intéressantes;
  • Les circulaires qui couvrent le premier du mois sont en générale très peu intéressantes. C'est un moment du mois ou il est préférable de n'acheter que ce que vous avez absolument besoin. Évitez donc cette période pour remplir votre congélateur, et soyez encore plus vigilent sur les faux spéciaux;
  • Enfin, Méfiez-vous des slogans « rabais du patron », « Aubaine de la semaine », etc. Cela peut vous faire croire faussement que c'est une bonne affaire.
Mes trucs et astuces :
Pour économiser, et donc pouvoir se gâter avec des petits, ou gros extra, voici quelques trucs que j'utilise régulièrement.mais sachez avant tout maitriser votre impulsivité. Les responsable de la mise en place dans les épiceries sont très douer pour vous tenter. Ayez une liste, et tenez-vous en a votre liste le plus possible. C,est le secret numéro 1.


  • Achetez des gros format, cela revient prêt de 30% moins chère, et vous évite de faire le même achat toutes les semaines. Cela coûte plus cher sur le coups, mais vous économisez en bout de ligne. Cela s'applique au produit difficilement périssable (confiture, farine, sucre, riz, etc.) mais aussi à la viande que vous pouvez subdiviser et congeler, ou utiliser au complet pour préparer des lunchs maison;
  • Si le prix est vraiment bon, et que le produit peut se conserver (congelés, conserves, aliments secs, etc.), achetez-en plus;
  • Essayez les marques maisons. Souvent de qualité comparables, la différence de prix est significative;
  • Évitez de faire votre épicerie accompagné, surtout avec des enfants, ou des gourmands. Cela risque de vous faire acheter ce que vous n'avez pas besoin;
  • Plusieurs commerçants, comme Maxi et Super C vendent à rabais (-30% ou -50%) les produits à la limite de la date. Si c'est pour utiliser tout de suite, ou congeler (comme la viande), les économie faîtes deviennent très important. Ces étiquettes sont en générale apposées le matin, à l'ouverture, alors démarrez votre épicerie tôt (en plus, il y a moins de monde), et commencez votre épicerie par ces produits, et ensuite seulement achetez le reste;
  • Quand vous êtes devant les présentoirs, pensez à regarder en haut et en bas. Les produits à hauteur des yeux sont souvent les plus cher. Et méfiez-vous des têtes de rayon et des présentoirs au caisse, souvent, c'est source d'achat impulsifs;
  • Soyez attentif aux erreurs de caisse. Mon article sur les erreurs d'affichage vous fournirons de l'information a ce sujet.

Maxi et sa politique « Imbattable. Point final ! »
Cette politique vous permet de bénéficier du meilleur prix disponible sur l'ensemble des enseignes. Donc si, par exemple, une boite de tomate est affiché a .99$ chez IGA, arrivez avec la circulaire IGA chez MAXI, et vous paierez .99$. Mais attention, cela ne marche pas pour les achats multiples (2 pour x$), et pour les produits vendus au poids, la description et les caractéristiques doivent être similaires. Je mets en bas de cette article le texte qui régis cette politique, en indiquant en gras les choses importantes. J'utilise régulièrement cette politique, et cela marche très bien.

Vos idées et habitudes
Si vous aussi, vous avez des trucs et astuces pour économiser, et rendre votre épiceries plus agréable à faire, faîtes-moi-s'en part, je me ferait un plaisir de compléter cette article.


Voici ce que vous ne lisez jamais dans la circulaire de Maxi.

mercredi 12 septembre 2012

IÖGo, un yogourt à saveur de pétrole?

Il est difficile de ne pas avoir entendu parler de Iögo. La campagne de promotion de ce nouveau yogourt à envahi les journaux, les télés, les stations de métro et autres supports publicitaires. Même mon petit réseau de défense des produits québécois a embarqué dans cette promotion.
Sa ligne de campagne: Un produit de chez nous, sans gélatine ni colorant ou arômes artificiels, avec 7 gammes et 40 saveurs. Simple et efficaces, très efficaces, trop efficace? Car quand une campagne marketing a cette envergure, je m'interroge.
Est-ce qu'un yogourt fabriqué au Québec peut ne pas être un produit de chez nous?
La loi canadienne sur les quotas laitiers rend pratiquement impossible l'importation de lait. Une usine de yogourt au Québec ne peut utiliser que du lait canadien, et comme le transport coute cher, il est vraisemblable que le lait vient du Québec. Donc, un Danone fabriqué à Boucherville est aussi de chez nous qu'un Iögo.
Danone est une compagnie étrangère me direz-vous, et sur le site de Iögo on nous annonce que la marque est "propriété à 100% de coopératives d'ici".
En fait, la marque est détenue par Ultima, elle-même détenu par deux coopératives laitières, la très connue Agropur et...... Agrifoods, une coopérative fédérale détenue par des producteurs laitiers de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.
Si je comprends bien, le "100% propriété de coopératives laitières d'ici" signifie canadienne, pas québécoise. Dire cela n'ai pas mentir, mais cela induis le consommateur en erreur. Quand je questionne mon entourage, TOUS croit en un produit 100% québécois, car au Québec, "d'ici" signifie Québec.
Pour être clair, Iögo est une marque, propriété à 100% de coopératives laitières canadiennes, mais cela est beaucoup moins vendeur. Et j'espère que leur lait vient de producteur d'ici. 
Pourquoi Iögo n'est pas certifié aliment du Québec?
Le doute engendre le doute, alors j'ai continué mes petites investigations. Direction le site des mes amis d’Aliment du Québec, ma référence pour savoir si un produit mérite que l'on dise que c'est un produit de chez nous. Là encore, surprise, je trouve 241 yogourts certifiés, fabriqués par Liberté, Danone et Agropur (pour Yoplait), mais pas Iögo. Oups, il me semble que vu la popularité de la certification, une campagne accès sur le "d'ici" commence par obtenir la certification.
Cela ressemble de plus en plus la grosse opération marketing utilisant l’engouement pour les produits locaux.
Mais Iögo à deux autres arguments pour marquer sa différence, "7 gammes et 40 saveurs".
Comme le premier argument est tendancieux, vérifions celui-là.
Pourquoi compter le nombre de saveurs de cette façon?
Chez Iögo, fraise, framboise, fraise-framboise et nature font 4 saveurs. Pourquoi pas, mais là encore, c'est étrange comme façon de faire, car en général, les gens auraient compté deux, peut-être trois saveurs, pas 4.
En utilisant la même méthode de calcul du nombre de saveurs, les trois marques certifiées Aliment du Québec ont:
Danone: 8 gammes,  24 saveurs
Liberté: 10 gammes, 20 saveurs
Yoplait:, 7 gammes, 34 saveurs,
Conclusion, pour le nombre de gammes, Iögo est dernier de classe, et pour les saveurs, ils sont premiers, mais avec des saveurs comme Tarte à la lime, tarte au citron et shortcake aux fraises. Cela n'ai pas mentir, c'est juste arranger un peu la vérité. Visiblement, l'équipe marketing de Iögo est très imaginative, trop peut-être.
Un gout différent?
Le test ultime est le gout. Car avant tout, Iögo est destiné à être mangé. J'ai donc testé des Danone crémeux, des Yoplait crémeux et des Iögo, tous à 1.5% de matières grasses et saveur fraise.
Je veux tout de même donner une chance à tous ces concurrents en ne mettant pas Liberté, qui pour moi est un produit plus haut de gamme.
J'en profite pour regarder qui les fabrique. Danone est fabriqué par Danone Inc, Iögo par Ultima et Yoplait par Ultima. Non, ce n'est pas une coquille dans le texte, Ultima est bien le fabriquant sous licence de Yoplait.
Résultats de mon test de gout:  tous très similaire.
On peut essayer d'en trouver un un peu plus ceci ou cela, mais c'est subtil et  une question personnelle. A l'aveugle, j'ai préféré le Danone Crémeux (qui est aussi sans gélatine). Mais j'ai comparé la saveur fraise. Peut-être qu'une autre saveur m'aurait donné un autre résultat. Et mes amis qui ont essayé Iögo l'on trouvé aussi comme les autres.
Iögo, un produit marketing?
Iögo n'est ni un produit local, ni un produit 100% de chez nous, ni différent en terme de gout.
Fabriquée par un des plus grands fabricants de yogourt, cette marque est similaire à toutes les autres de la même catégorie.
Mais voilà, il y a beaucoup de joueurs et il faut se démarquer. Les gens du marketing de Iögo ont peut-être été trop loin en jouant sur les mots "d'ici' pour profiter de l’intérêt des Québécois pour leurs produits locaux.
Je trouve cela très dommage, car cela nuira à moyen terme à Ultima et donc, à ses employés et fournisseurs. Comment une marque peut être crédible en jouant ainsi avec les mots et en induisant les consommateurs en erreur?
Et cela manque totalement de respect pour les producteurs artisanaux qui essaie de se démarquer en vendant des vrais produits 100% québécois. Cela, le gourmand au Québec que je suis a du mal à l'accepter.
Je respecte profondément les travailleurs et artisans de notre milieu agroalimentaire, et cela n'est pas en utilisant un marketing digne d'une marque de lessive qu'on arrivera à développer ce secteur d'activité.
Pour le moment, je n'encouragerais plus ni cette compagnie, ni cette marque.C’est Danone et Liberté qui vont y gagner.
Et si Ultima veut répondre à cet article, le bouton commentaire leur est accessible, et je m'engage à publier les commentaires, s'ils sont honnêtes.