Il est difficile de ne pas avoir entendu parler de Iögo. La campagne de promotion de ce nouveau yogourt à envahi les journaux, les télés, les stations de métro et autres supports publicitaires. Même mon petit réseau de défense des produits québécois a embarqué dans cette promotion.
Sa ligne de campagne: Un produit de chez nous, sans gélatine ni colorant ou arômes artificiels, avec 7 gammes et 40 saveurs. Simple et efficaces, très efficaces, trop efficace? Car quand une campagne marketing a cette envergure, je m'interroge.
Est-ce qu'un yogourt fabriqué au Québec peut ne pas être un produit de chez nous?
La loi canadienne sur les quotas laitiers rend pratiquement impossible l'importation de lait. Une usine de yogourt au Québec ne peut utiliser que du lait canadien, et comme le transport coute cher, il est vraisemblable que le lait vient du Québec. Donc, un Danone fabriqué à Boucherville est aussi de chez nous qu'un Iögo.
Danone est une compagnie étrangère me direz-vous, et sur le site de Iögo on nous annonce que la marque est "propriété à 100% de coopératives d'ici".
En fait, la marque est détenue par Ultima, elle-même détenu par deux coopératives laitières, la très connue Agropur et...... Agrifoods, une coopérative fédérale détenue par des producteurs laitiers de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.
Si je comprends bien, le "100% propriété de coopératives laitières d'ici" signifie canadienne, pas québécoise. Dire cela n'ai pas mentir, mais cela induis le consommateur en erreur. Quand je questionne mon entourage, TOUS croit en un produit 100% québécois, car au Québec, "d'ici" signifie Québec.
Pour être clair, Iögo est une marque, propriété à 100% de coopératives laitières canadiennes, mais cela est beaucoup moins vendeur. Et j'espère que leur lait vient de producteur d'ici.
Pourquoi Iögo n'est pas certifié aliment du Québec?
Le doute engendre le doute, alors j'ai continué mes petites investigations. Direction le site des mes amis d’Aliment du Québec, ma référence pour savoir si un produit mérite que l'on dise que c'est un produit de chez nous. Là encore, surprise, je trouve 241 yogourts certifiés, fabriqués par Liberté, Danone et Agropur (pour Yoplait), mais pas Iögo. Oups, il me semble que vu la popularité de la certification, une campagne accès sur le "d'ici" commence par obtenir la certification.
Cela ressemble de plus en plus la grosse opération marketing utilisant l’engouement pour les produits locaux.
Mais Iögo à deux autres arguments pour marquer sa différence, "7 gammes et 40 saveurs".
Comme le premier argument est tendancieux, vérifions celui-là.
Pourquoi compter le nombre de saveurs de cette façon?
Chez Iögo, fraise, framboise, fraise-framboise et nature font 4 saveurs. Pourquoi pas, mais là encore, c'est étrange comme façon de faire, car en général, les gens auraient compté deux, peut-être trois saveurs, pas 4.
En utilisant la même méthode de calcul du nombre de saveurs, les trois marques certifiées Aliment du Québec ont:
Danone: 8 gammes, 24 saveurs
Liberté: 10 gammes, 20 saveurs
Yoplait:, 7 gammes, 34 saveurs,
Conclusion, pour le nombre de gammes, Iögo est dernier de classe, et pour les saveurs, ils sont premiers, mais avec des saveurs comme Tarte à la lime, tarte au citron et shortcake aux fraises. Cela n'ai pas mentir, c'est juste arranger un peu la vérité. Visiblement, l'équipe marketing de Iögo est très imaginative, trop peut-être.
Un gout différent?
Le test ultime est le gout. Car avant tout, Iögo est destiné à être mangé. J'ai donc testé des Danone crémeux, des Yoplait crémeux et des Iögo, tous à 1.5% de matières grasses et saveur fraise.
Je veux tout de même donner une chance à tous ces concurrents en ne mettant pas Liberté, qui pour moi est un produit plus haut de gamme.
J'en profite pour regarder qui les fabrique. Danone est fabriqué par Danone Inc, Iögo par Ultima et Yoplait par Ultima. Non, ce n'est pas une coquille dans le texte, Ultima est bien le fabriquant sous licence de Yoplait.
Résultats de mon test de gout: tous très similaire.
On peut essayer d'en trouver un un peu plus ceci ou cela, mais c'est subtil et une question personnelle. A l'aveugle, j'ai préféré le Danone Crémeux (qui est aussi sans gélatine). Mais j'ai comparé la saveur fraise. Peut-être qu'une autre saveur m'aurait donné un autre résultat. Et mes amis qui ont essayé Iögo l'on trouvé aussi comme les autres.
Iögo, un produit marketing?
Iögo n'est ni un produit local, ni un produit 100% de chez nous, ni différent en terme de gout.
Fabriquée par un des plus grands fabricants de yogourt, cette marque est similaire à toutes les autres de la même catégorie.
Mais voilà, il y a beaucoup de joueurs et il faut se démarquer. Les gens du marketing de Iögo ont peut-être été trop loin en jouant sur les mots "d'ici' pour profiter de l’intérêt des Québécois pour leurs produits locaux.
Je trouve cela très dommage, car cela nuira à moyen terme à Ultima et donc, à ses employés et fournisseurs. Comment une marque peut être crédible en jouant ainsi avec les mots et en induisant les consommateurs en erreur?
Et cela manque totalement de respect pour les producteurs artisanaux qui essaie de se démarquer en vendant des vrais produits 100% québécois. Cela, le gourmand au Québec que je suis a du mal à l'accepter.
Je respecte profondément les travailleurs et artisans de notre milieu agroalimentaire, et cela n'est pas en utilisant un marketing digne d'une marque de lessive qu'on arrivera à développer ce secteur d'activité.
Pour le moment, je n'encouragerais plus ni cette compagnie, ni cette marque.C’est Danone et Liberté qui vont y gagner.
Et si Ultima veut répondre à cet article, le bouton commentaire leur est accessible, et je m'engage à publier les commentaires, s'ils sont honnêtes.
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mercredi 12 septembre 2012
lundi 3 septembre 2012
Le touski, le yenna, et autres secrets de cuisine
Je vais vous proposer aujourd'hui quelques recettes simples et surtout économiques, car elles ne nécessitent qu'un peu de tout ce qui reste dans votre frigo, le Touski, et de quelques autres produits que vous avez certainement, car il y en a dans le garde mangé, l'inévitable Yenna.
Bouillon de légumes au Touski
Et pour faire un bouillon savoureux, rien de plus simple. Faites caraméliser un oignon, ou deux si vous aimez. Cela va donner un bon gout et une couleur agréable. Ensuite, faites dorer dedans vos légumes préalablement coupés en morceaux plus ou moins grossiers. Ne perdez pas trop de temps à les couper, car de toute façon, on ne va pas les garder. Une fois les légumes légèrement colorés, couvrez généreusement d'eau, salez, poivrez, ajoutez des herbes et aromates au gout et laisser bouillir, à petit feu (pour ne pas faire de dégâts partout), pendant une heure, ou plus. Passez ensuite au tamis pour enlever les restes de légumes et amusez-vous avec votre bouillon. Et si vous vous demandez quels légumes mettre, et bien je réponds tout. J'y ai même déjà mis des restes de radis, des tiges de brocoli ou des queues d'asperges.
Soupe minestrone au Touski.
Comme précédemment, partez d'un oignon caramélisé, puis ajouter vos légumes cette fois coupés en dés. J'y ajoute aussi des légumes plus durs comme des pommes de terre ou des navets. Couvrez deux fois d'eau, salé poivrez. Vous pouvez ajouter des pâtes pour soupe si vous en avez dans votre Yenna, mais cela est souvent superflu vu la richesse de votre soupe.
Base de sauce pour pâtes au Touski
Là encore, partez d'un oignon caramélisé, ajoutez vos restes de piments doux, carottes, courgette et autres aubergines coupées en dés. J'essaie, quand cela est possible, d'avoir à peu près le même volume de chacun des légumes une fois coupé. Faite les revenir un peu, puis ajouter une boite de tomates en dé (en dé pour ne pas avoir à les couper en dé tout simplement), assaisonnez, et laissez mijoter le temps que les dés de tomates se détachent et cuisent (environ 30 minutes maximum). Le tour est joué.
Votre Touski de viandes
S’il vous reste du poulet ou un rôti de porc déjà cuit, coupez-le en petit cube pour ajouter à votre base de sauce pour pâte.
Sinon, pour une soupe réconfortante, mélangez une boite de tomate en dés, la même quantité de votre bouillon de légumes maison, vos cubes de viande. Laissez mijoter pour que les saveurs se mêlent, assaisonnez et savourez.
Et si la viande qu'il vous reste n'est pas cuite, coupez là en petit morceau et faites revenir dans une poêle. Vous pouvez l'utiliser ensuite comme précédemment.
L'autre solution avec votre viande est de la manger froide ou en sandwich. Le rôti de porc ou de boeuf se prête très bien à cela, mais aussi le gigot d'agneau. Pour accompagner, quoi de mieux qu'une mayonnaise-maison, aromatisée à votre gout.
L'indispensable mayonnaise-maison
Mélangez un jaune d’œuf et une cuillère de moutarde (de type Dijon, je préfère, mais prenez celle que vous avez dans votre Yenna), salez et poivrez. Brassez. Ajoutez un peu d'huile et brassez de nouveau jusqu’à ce que vous voyez l'émulsion se faire. Rajoutez de l'huile et brassez de nouveau. Le truc, c'est de ne pas ajouter de l'huile en trop grande quantité pour ne pas que la mayonnaise de sépare, et de ne rajouter de l'huile que quand l'émulsion est bien prise. Continuez à ajouter de l'huile jusqu’à obtenir une bonne consistance. En partant d'un œuf, vous pouvez ainsi obtenir plus de 250 ml de mayonnaise, même plus.
Évidemment, cela fait une quantité plus grande que ce dont on a en général besoin pour nos sandwichs. Pas de problème. Ajoutez un peu de vinaigre, ou mieux, de jus de citron. Brassé, et mettez votre mayo au frigo. Elle peut se garder une semaine comme cela. Le dessus va ternir un peu, mais elle gardera tout de même toute sa saveur. Et pour éviter qu'elle ne ternisse trop, couvrez là d'une pellicule plastique en faisant toucher la pellicule à la mayo, pour éviter le contact avec l'air. Ça marche. Et pour votre souper au homard, à partir de cette mayonnaise, ajouter vos épices préférées pour faire différents types de sauce d'accompagnement. Ou ajouter une bonne quantité de jus de citron pour la rendre un peu liquide, cela vous fera une sauce spéciale pour le crabe, homard ou autres crustacés.
Cette base de mayonnaise peu même être utilisée pour vos fondues chinoises. Laissez juste aller votre imagination et jouez avec vos épices et herbes.
Pour vous démontrer que rien ne se perd dans un frigo, si on le désire vraiment, voici ce que j'ai concocté un soir, en rentrant du travail, juste avec du Touski et du Yenna.
Gratin aux Touski et Yenna
Ce que j'avais comme Touski: Un demi-chou vert, des pommes, des oignons, des pommes de terres
Et comme Yenna: Des filets de sole congelés, des boites d'escargot (importation privée de Bourgogne), une boite de tomates en dé.
J'ai donc coupé mon oignon en deux, puis en fines lanières. J'ai fait de même avec une pomme et le reste de mon chou. Puis, dans une grande poêle, j'ai ajouté un peu d'huile, et fait revenir, sans les caraméliser, mon oignon. J'ai ajouté ma pomme en lanières, et ensuite mon chou. J'ai laissé cuire jusqu'à ce que le chou devienne très tendre.
Pendant la cuisson de mon chou, j'ai fait bouillir de l'eau et y ai mis mes filets de sole quelques minutes pour une cuisson presque complète.
Dans une petite casserole, j'ai mis ma boite de tomate en dé, ajouté des herbes de Provence, du sel et du poivre, fait réduire un peu, et hors du feu, ajouté ma boite d'escargot que j'ai préalablement rincé.
Ensuite, dans des petits plats à lasagne, j'ai fait un lit avec mon chou, déposé dessus mon poisson, nappé de ma sauce tomate aux tomates et escargots, et comme je n'avais pas de fromage, j'ai râpé une pomme de terre et en ai recouvert mes plats. On met le tout au four jusqu'à ce que la pomme de terre colore, et ..... bon appétit.
Enfin, pour répondre à ceux qui m'ont quelquefois posé la question, comment remplacer le vin dans une recette.
Pas de Vin, pas de problème
Prenez le bouillon de légumes que je vous ai décrit. Et transformez-le pour en faire un très aromatique. Pour cela, cela dépend de la recette. Pour du gibier par exemple, ajouté des herbes, pour un boeuf bourguignon, ajouté des fruits rouges et des champignons. Et faire réduire pour concentré les saveurs. Cela donne un très bon résultat, coute beaucoup moins cher, peut être servi à ceux qui ne consomment pas d'alcool et aux enfants.
Par contre, je n'ai toujours pas trouvé un remplacement au vin blanc.
J'espère que tout cela vous aide, et n'hésitez pas à commentez si vous avez des questions ou des suggestions. Ces idées sont juste un point de départ, et vos expériences seront certainement profitables aux lecteurs.
vendredi 17 août 2012
Je me souviens que l'on mangeait bien (fiction)
Mégapole de Montréalaise,
Le 20 août 2037.
Beaucoup ont oublié ce qui s'est passé ce 20 août 2012, quand les services gouvernementaux ont découvert une souche très virulente de listériose. Toute la production agro-alimentaire québécoise fut affecté. Et le principe de précaution à prévalue: Destruction de toute la production existante, et interdiction de produire tant que la source restait inconnue.
Et 25 ans après, elle l'est toujours.
Mais moi, je me souviens. Je me souviens de la période de chaos qui a suivis. Je me souviens de l'arrivé massive de nourritures des état-unis. Et comme il est plus simple de transporter des produits transformés, je me souviens de la disparition des produits frais de nos tablettes. Mais personne n'est mort de faim, pas de faim en tout cas.
Ce fut le début de gros changement pour le Québec, par étapes douloureuses et tristes, et cela, les services gouvernementaux ne l’avaient pas prévu. Eux, il s'occupait de sécurité alimentaire, pas de la société québécoise. L'émotion est encore vive quand je repense à cette période.
La première conséquence difficile dans mes souvenirs, ce fut les fermetures. Je vis le Marché des Saveurs, le Marché de chez nous, le marché public de Longueuil, le marché Jean Talon, bref, toutes mes places gourmandes fermer les une après les autres. Je perdais mes points de repère, mes attaches, mes contacts, mes amis, une partie de ma vie.
Et comme tous les québécois, j'ai dû me rabattre sur les grandes chaînes d'alimentation, qui eux aussi ont du se réorganiser. Il fallait occuper la place laissée vacantes par les produits québécois. Finis le sirop d'érable, le Veau de grain du Québec et l'agneau du Québec vite remplacés sur les tablettes par du sirop de mais, et de la viande importé de pays ayant d'autre méthodes de production. Et surtout, finis les légumes frais, remplacés par des légumes congelés ou en conserves. Heureusement, les produits de la mer n'étaient pas affecté, et le homard devint le seul mets type québécois qui nous restait, si on pouvait se le permettre.
Cela aurait pu continuer ainsi, mais les pires conséquences arrivèrent quelque années plus tard, sournoisement, sans prévenir. Les champs, laissés en friche, ont commencé à envahir les routes et villages. Et les habitants de ces villages commencèrent à perdre emplois et occupations car moins de monde y allait. Y aller pour voir quoi?
Alors, ils migrèrent vers les villes. Au début lentement, mais quand il fut décidé la fermeture du premier village, je me souviens m'être dit c'est la fin d'un rêve et le début d'un cauchemar. Plus de village, plus de route de campagne. Que des ruines, de la tritesse, des pleurs. Je me souviens de tout cela comme si c'était hier.
Et je vis maintenant dans un ville surpeuplée et malade.
Il y eu des moment moins tragique quand des tentative furent faîtes pour déplacer des activités des village aux villes, comme les sentiers de lutins de Saint Alexis de Caxton déménagé temporairement sur le mont-royal. Mais se fut un échec, la place devait être laissé aux nouveaux habitants des villes.
Le cauchemar est maintenant là, et moi, je suis las de tout cela. Il y a du monde partout, tout le temps, des gens tristes, des gens malades de mal manger, des gens qui ne se souviennent plus qu'avant, le sourire existait, que la nourriture était source de joies, de plaisirs, de rencontre, bref, un des grand plaisir de la vie. Maintenant, il pensent juste que c'est une source de survie.
Je me souviens de tout cela, en préparant mes bagages. Car je pars, je quitte la ville pour un région qui n'est pas encore affecter par cela, la Gaspésie et ses produits de la mer. Je vais tenter ma chance à produire des salades d'algues et peut-être oublier qu'il a existé un jour ou j’étais heureux d'être citadin.
Ceci est une fiction. Toute ressemblance avec des événements ayant déjà eu lieu ne peut être du qu'au hasard, ou peut-être pas. Espérant que cette fiction vous fasse réfléchir et poser les bonnes questions. Car acheter local, c'est plus qu'un geste économique, environnemental ou de santé. C'est aussi un choix humain.
Je dédis cette fiction à tous nos producteurs qui, courageusement, savent nous combler de tous ces plaisirs.
Le 20 août 2037.
Beaucoup ont oublié ce qui s'est passé ce 20 août 2012, quand les services gouvernementaux ont découvert une souche très virulente de listériose. Toute la production agro-alimentaire québécoise fut affecté. Et le principe de précaution à prévalue: Destruction de toute la production existante, et interdiction de produire tant que la source restait inconnue.
Et 25 ans après, elle l'est toujours.
Mais moi, je me souviens. Je me souviens de la période de chaos qui a suivis. Je me souviens de l'arrivé massive de nourritures des état-unis. Et comme il est plus simple de transporter des produits transformés, je me souviens de la disparition des produits frais de nos tablettes. Mais personne n'est mort de faim, pas de faim en tout cas.
Ce fut le début de gros changement pour le Québec, par étapes douloureuses et tristes, et cela, les services gouvernementaux ne l’avaient pas prévu. Eux, il s'occupait de sécurité alimentaire, pas de la société québécoise. L'émotion est encore vive quand je repense à cette période.
La première conséquence difficile dans mes souvenirs, ce fut les fermetures. Je vis le Marché des Saveurs, le Marché de chez nous, le marché public de Longueuil, le marché Jean Talon, bref, toutes mes places gourmandes fermer les une après les autres. Je perdais mes points de repère, mes attaches, mes contacts, mes amis, une partie de ma vie.
Et comme tous les québécois, j'ai dû me rabattre sur les grandes chaînes d'alimentation, qui eux aussi ont du se réorganiser. Il fallait occuper la place laissée vacantes par les produits québécois. Finis le sirop d'érable, le Veau de grain du Québec et l'agneau du Québec vite remplacés sur les tablettes par du sirop de mais, et de la viande importé de pays ayant d'autre méthodes de production. Et surtout, finis les légumes frais, remplacés par des légumes congelés ou en conserves. Heureusement, les produits de la mer n'étaient pas affecté, et le homard devint le seul mets type québécois qui nous restait, si on pouvait se le permettre.
Cela aurait pu continuer ainsi, mais les pires conséquences arrivèrent quelque années plus tard, sournoisement, sans prévenir. Les champs, laissés en friche, ont commencé à envahir les routes et villages. Et les habitants de ces villages commencèrent à perdre emplois et occupations car moins de monde y allait. Y aller pour voir quoi?
Alors, ils migrèrent vers les villes. Au début lentement, mais quand il fut décidé la fermeture du premier village, je me souviens m'être dit c'est la fin d'un rêve et le début d'un cauchemar. Plus de village, plus de route de campagne. Que des ruines, de la tritesse, des pleurs. Je me souviens de tout cela comme si c'était hier.
Et je vis maintenant dans un ville surpeuplée et malade.
Il y eu des moment moins tragique quand des tentative furent faîtes pour déplacer des activités des village aux villes, comme les sentiers de lutins de Saint Alexis de Caxton déménagé temporairement sur le mont-royal. Mais se fut un échec, la place devait être laissé aux nouveaux habitants des villes.
Le cauchemar est maintenant là, et moi, je suis las de tout cela. Il y a du monde partout, tout le temps, des gens tristes, des gens malades de mal manger, des gens qui ne se souviennent plus qu'avant, le sourire existait, que la nourriture était source de joies, de plaisirs, de rencontre, bref, un des grand plaisir de la vie. Maintenant, il pensent juste que c'est une source de survie.
Je me souviens de tout cela, en préparant mes bagages. Car je pars, je quitte la ville pour un région qui n'est pas encore affecter par cela, la Gaspésie et ses produits de la mer. Je vais tenter ma chance à produire des salades d'algues et peut-être oublier qu'il a existé un jour ou j’étais heureux d'être citadin.
Ceci est une fiction. Toute ressemblance avec des événements ayant déjà eu lieu ne peut être du qu'au hasard, ou peut-être pas. Espérant que cette fiction vous fasse réfléchir et poser les bonnes questions. Car acheter local, c'est plus qu'un geste économique, environnemental ou de santé. C'est aussi un choix humain.
Je dédis cette fiction à tous nos producteurs qui, courageusement, savent nous combler de tous ces plaisirs.
dimanche 12 août 2012
Acheter des produits locaux? Pas le temps.
Je n'ai pas inventé le titre de cet article, c'est un collègue qui m'a déclaré cela lorsque l'on parlait de mon blogue. Surprenant quand on est habitué à acheter local, c'est tellement simple, mais pas tellement quand cela n'est qu'un slogan.
Aliment du Québec
Aliment du Québec décerne deux certifications, Aliment du Québec, et Aliment préparé au Québec. Leur logo est facile à reconnaître, et vous pouvez le voir sur les produits eux-mêmes, mais aussi dans les circulaires ou dans les épiceries. C'est un organisme très sérieux, et leur définition est très stricte. Pour vous simplifier la vie, opter pour ces labels quand vous faites votre épicerie. Et vous serez surpris de la quantité de produits ayant cette certification. Vous trouverez la liste complète ici, et vous remarquerez que cette liste couvre tous les types de produits.
Affichage en magasin
La plupart des épiceries maintenant affichent la provenance des fruits et légumes. La demande des consommateurs les poussent à le faire. Donc, si chez votre épicier, vous ne voyez pas d’où viennent les fruits et légumes, demandez-le. Vous verrez, après quelques demandes, ils vont l'indiquer.
Mais attention, sur les produits non périssables, comme les pots, les aliments préparés et autres boites de conserve, la mention fabriqué au Québec (ou au Canada) dit que c'est.... fabriqué au Québec, pas que la matière première vient du Québec. De plus, la plupart du temps, c'est la mention "au Canada" qui est utilisée, et comme le Canada est grand, cela n'ai pas toujours très local.
Sincèrement, il vaut mieux se référer aux certifications d’Aliment du Québec pour être sure de son choix.
Marchés publics
Il y a maintenant de très nombreux marchés publics. L’Association des Marchés publics du Québec (AMPQ) en dresse la liste, et elle est longue. De plus, il y a de plus en plus de marchés itinérants, qui vous permettent d'acheter fruits et légumes proches de chez vous si vous habitez en ville.
Mais prenez garde, dans certains grands marchés publics, comme le marché Jean Talon, il n'y a pas que des producteurs qui vendent leur récolte, il y a aussi des distributeurs qui achètent au marché central, et qui vous revendent les produits, qui peuvent provenir de producteur québécois ou non.
Quand j'habitais proche du marché Jean Talon, en début de saison, j'essayais de trouver les producteurs (une petite conversation bien agréable vous permet de savoir où sont produits les fruits et légumes), et je m'en tenais à eux uniquement. J'en avais trois, un pour les légumes, un pour les fruits, un pour les salades et fines herbes.
Producteur et magasin spécialisé.
Mais rien de mieux que de faire directement affaire avec les producteurs, soit directement par l’intermédiaire d'équiterre et de ses paniers. C'est simple, pratique, rapide et vous permet de faire des économies en mangeant sainement. Il n'y a plus d’excuses de manque de temps, car il livre le panier tout près proche de chez vous
L'autre solution est les boutiques spécialisées comme le Marché des Saveurs au marché Jean Talon, ou le Marché de chez nous à Longueuil. C'est les deux seules boutiques que je connais qui ne vendent que des produits du Québec. Là encore, pas de question à se poser, cela vient du Québec, point final.
Alors maintenant, gardez les yeux ouverts et achetez des produits qui viennent de chez nous le plus possible. Vous aidez nos producteurs, l'économie de votre région, mais surtout, vous permettez à nos campagnes ou il fait si bon de se promener de vivre, et de continuer à nous éblouir ce ses richesses.
Je vais tenter de remédier à ce manque pour le plus grand bien de tous, les consommateurs, mais aussi les producteurs.
Le gros bon sens
Petit rappel, les bananes, les ananas et les oranges ne poussent pas au Québec. Par contre, le sirop d’érable, les pommes, le homard, les crevettes de Matane en autre sont des produits typiquement québécois.
Utiliser donc votre gros bon sens pour favoriser les aliments qui font la spécificité du Québec. Et pour vous aider à déterminer si un fruit ou un légume peut venir du Québec, référez-vous à ce tableau des arrivages. Vous pouvez ainsi savoir que les asperges que vous achetez au mois d'aout ne peuvent pas venir du Québec, car la saison dure trois semaines, fin mai début juin uniquement.
Utiliser donc votre gros bon sens pour favoriser les aliments qui font la spécificité du Québec. Et pour vous aider à déterminer si un fruit ou un légume peut venir du Québec, référez-vous à ce tableau des arrivages. Vous pouvez ainsi savoir que les asperges que vous achetez au mois d'aout ne peuvent pas venir du Québec, car la saison dure trois semaines, fin mai début juin uniquement.
Aliment du Québec décerne deux certifications, Aliment du Québec, et Aliment préparé au Québec. Leur logo est facile à reconnaître, et vous pouvez le voir sur les produits eux-mêmes, mais aussi dans les circulaires ou dans les épiceries. C'est un organisme très sérieux, et leur définition est très stricte. Pour vous simplifier la vie, opter pour ces labels quand vous faites votre épicerie. Et vous serez surpris de la quantité de produits ayant cette certification. Vous trouverez la liste complète ici, et vous remarquerez que cette liste couvre tous les types de produits.
Affichage en magasin
La plupart des épiceries maintenant affichent la provenance des fruits et légumes. La demande des consommateurs les poussent à le faire. Donc, si chez votre épicier, vous ne voyez pas d’où viennent les fruits et légumes, demandez-le. Vous verrez, après quelques demandes, ils vont l'indiquer.
Mais attention, sur les produits non périssables, comme les pots, les aliments préparés et autres boites de conserve, la mention fabriqué au Québec (ou au Canada) dit que c'est.... fabriqué au Québec, pas que la matière première vient du Québec. De plus, la plupart du temps, c'est la mention "au Canada" qui est utilisée, et comme le Canada est grand, cela n'ai pas toujours très local.
Sincèrement, il vaut mieux se référer aux certifications d’Aliment du Québec pour être sure de son choix.
Marchés publics
Il y a maintenant de très nombreux marchés publics. L’Association des Marchés publics du Québec (AMPQ) en dresse la liste, et elle est longue. De plus, il y a de plus en plus de marchés itinérants, qui vous permettent d'acheter fruits et légumes proches de chez vous si vous habitez en ville.
Mais prenez garde, dans certains grands marchés publics, comme le marché Jean Talon, il n'y a pas que des producteurs qui vendent leur récolte, il y a aussi des distributeurs qui achètent au marché central, et qui vous revendent les produits, qui peuvent provenir de producteur québécois ou non.
Quand j'habitais proche du marché Jean Talon, en début de saison, j'essayais de trouver les producteurs (une petite conversation bien agréable vous permet de savoir où sont produits les fruits et légumes), et je m'en tenais à eux uniquement. J'en avais trois, un pour les légumes, un pour les fruits, un pour les salades et fines herbes.
Producteur et magasin spécialisé.
Mais rien de mieux que de faire directement affaire avec les producteurs, soit directement par l’intermédiaire d'équiterre et de ses paniers. C'est simple, pratique, rapide et vous permet de faire des économies en mangeant sainement. Il n'y a plus d’excuses de manque de temps, car il livre le panier tout près proche de chez vous
L'autre solution est les boutiques spécialisées comme le Marché des Saveurs au marché Jean Talon, ou le Marché de chez nous à Longueuil. C'est les deux seules boutiques que je connais qui ne vendent que des produits du Québec. Là encore, pas de question à se poser, cela vient du Québec, point final.Alors maintenant, gardez les yeux ouverts et achetez des produits qui viennent de chez nous le plus possible. Vous aidez nos producteurs, l'économie de votre région, mais surtout, vous permettez à nos campagnes ou il fait si bon de se promener de vivre, et de continuer à nous éblouir ce ses richesses.
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