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jeudi 25 novembre 2010

Au secours, les beaux parents arrivent à souper !!!

Il faut faire vite. Ils viennent d'appeler. Il est 13 heures. Ils arrivent à 18 heures. On ne panique pas.
Que faire? Ils sont très Québécois, surtout dans ce qu'ils mangent. Mais belle-maman préfère les poissons et fruits de mers, c'est meilleur pour sa ligne dit-elle, et beau papa est très viandes. Il faut faire les achats, la cuisine, la présentation et plaire à tout le monde. On s'active.
13 h 15, je suis au marché Jean Talon. J'ai eu une idée de génie d'habiter à un coin de rue.

Bon, il faut trouver une entrée. Une petite assiette de dégustation de saumon fumé? Aux délices de la mer, je vais trouver le bonheur de belle-maman. Bouchés de saumon fumé à l'érable, saumon fumé à l'ancienne et à l'écossaise, servir sur un petit lit de salade verte et accompagné de vinaigrette Érabeille que je vais trouver aux amoureux du terroir. Et voilà une entrée vite faite, jolie, simple et savoureuse.

Pour beau papa, voyons, voyons. Il aime la viande, mais je ne pense pas qu'il mange souvent des viandes de gibiers. Direction le volailler du marché, c'est sûr que je vais trouver du cerf rouge. C'est délicieux, fin, et rapide à faire. Saisie dans un peu d'huile, je vais finir la cuisson au four. Ensuite, je déglace avec un fond de boeuf et j'y faire fondre hors du feu une ou deux cuillères de gelé de Sureau que je vais trouver au marché des saveurs. Et le tour est joué.

Et tant qu'à être au marché des saveurs, allons acheter quelques fromages  du terroir québécois. Le fleuron pour le bleu, la pyramide pour le chèvre, le caprice des cantons pour le fort et un morceau de monnoir pour le gout. Et le tour est joué.
Maintenant, qu'est-ce qui nous manque? Un accompagnement pour la viande. Je vais y aller avec des pâtes fraîches de chez Pastificio Saccheto, auxquelles je vais ajouter des légumes de saison légèrement sautés. C'est santé, belle maman va être content, et nourrissant pour satisfaire beau papa.

Et en dessert, quoi de plus québécois qu'une tarte au sirop d'érable de la fournée des sucreries de l'érable. Pas une tarte au sucre, une tarte au sirop. Et accompagné d'un peu de crème glacée à la vanille Coaticook, on approche du paradis.

Au passage, il faut que je pense a acheter le pain au pain dorée, le pain y est excellent, et le service rapide.
Tout cela, c'est ce qu'on appelle un souper minute...... avec l'aide du marché Jean Talon.

mercredi 9 septembre 2009

France vs Québec: Les fromages


Après presque trois semaines de vacances en France, me voilà de retour.
J'ai profité de mon séjour en Bourgogne pour continuer à manger des produits locaux et découvrir des produits du terroir bourguignon.
Mais j'ai aussi rencontré des producteurs qui m'ont beaucoup appris sur leur passion.
En particulier, j'ai découvert les grandes différences entre les fromages d'ici et de là-bas.
Mais commençons par les points en commun. Quand vous achetez un fromage fermier d'un petit producteur, cela me rappelle les fromages d'ici. Le gout est différent, mais tout aussi savoureux.
Par contre, un époisses ne goute pas toujours la même chose, tout dépend de qui le fabrique. Car pour la même appellation il y a plusieurs producteurs.
Et la grosse différence est là.
Le système d'appellation d'origine contrôlée ou d'appellation d'origine protégée européenne nous garantit une provenance, un terroir et un savoir-faire, mais la qualité dépend du producteur.
Alors qu'au Québec, un monnoir est fait par un seul producteur (au gré des champs), c'est tout.
En France, il n'y a que 40 AOC (qui sont aussi des AOP), mais un nombre incalculable de petits producteurs comme ici. Un univers fromagé complètement différent.
C'est donc plus compliqué de choisir et en France aussi, le contact avec sont fromager est essentiel.

jeudi 2 juillet 2009

Nordest, pour une viande de qualité

Cela va faire un an que Nordest est devenu mon principal fournisseur de bœuf, d'agneau et de poulet. Situé dans le secteur nord de la nouvelle partie du marché Jean Talon, la ferme du Nordest est à Mont-Laurier où il y a une des deux boucheries, l'autre étant à Saint-Sauveur.
Je les ai adoptés comme « fournisseur officiel du gourmand au Québec » pour trois raisons gourmandes.
Leur boeuf: Du angus en cours de certification biologique, il est bien persillé, tendre et à une saveur... de boeuf. Pour le savourer, je préfère la bavette ou le rôti français. Mais il y a d'autres coupes disponibles (cote, filet mignon, etc.), et en appelant à la ferme, vous pouvez obtenir des coupes vous désirez.
Le poulet : De grains et fermier goute tout simplement.... le poulet. Une chair ferme, gouteuse, et qui ne perd pas toute son eau à la cuisson. À 8$ le kilo, je dirais que c'est une aubaine car à la cuisson, il ne perd pas la moitié de son poids.
Le jambon : À l'ancienne, sans sels nitrites ni salpêtre, est tout simplement le meilleur jambon du monde. Bon, d'accord, j'exagère un peu, mais il est difficile de manger des jambons ordinaires après avoir gouté à celui-là.

Pour les prix, je l'avoue, vous pouvez trouver un steak ou un poulet moins cher chez votre épicier. Mais on ne parle vraiment pas de la même chose.
Car il faut comparer ce qui est comparable, et au critère gout/prix, Nordest bas tout le monde très facilement. En plus, vous savez d'où vient la viande, comment elle est produite. Et si vous avez des questions, des demandes spéciales, il y a des gens agréables et disponibles pour vous répondre.
Alors, c'est un choix personnel, mais moi, je préfère manger moins de viandes, mais de la viande de meilleure qualité. C'est mieux pour la santé, et cela finit par être mieux aussi pour le portefeuille.

samedi 20 juin 2009

Visite au festival des fromages de Warwick


Disons-le d'emblée. Cela s'appelle le festival des fromages de Warwick, pas du Québec. Sur la presque centaine de producteurs de fromage au Québec, seulement 20 étaient présents, et parmi eux, quelques industrielles.
Et moi qui adore découvrir les artisans fromagers, cela m'a été presque impossible vu la foule présente.
Mais malgré tout, je m'en réjouis. J'ai vu des gens de tous les âges, de plusieurs régions du Québec, venir découvrir des saveurs d'ici. Et le personnel du festival, pour la plupart venant de la région, nous a accueillis très agréablement, visiblement très heureux de nous voir en si grand nombre.
Je n'ai pas appris grand-chose, mais voir des papilles peu habituées à certaines saveurs s'émerveiller ou tout simplement avoir envie de goûter me satisfait.
Mais au hasard de mes rencontres, j'ai noté la fromagerie Le Détour, dans le Bas du Fleuve. Leurs produits sont très difficiles à trouver en ville, sauf peut-être le clandestin, mais ils sont plus facilement disponibles dans sa région et.... aux États-Unis. Celui qui m'a le plus surpris est le Grey Owl, un chèvre cendré léger, mais qui laisse un bon goût long en bouche comme j'aime.
Et pour ceux qui veulent cuisiner avec du fromage québécois, Jean-Claude Belmont publie "Les fromages du terroir Québécois, une passion à découvrir ", un livre de recettes complet, des entrées aux desserts, où chaque plat intègre un fromage québécois. En fait, c'est un livre que j'aurais voulu écrire, je suis jaloux.
Je terminerais par une question que m'a été posé. Quelqu'un qui développe une dépendance au fromage, c'est quoi, un Fromagioman ou un fromageolique.